Benjamin Roi

My visual art works

Sans Gravité

Participative opening
Fans × Confetti

EN

By showing the continuous and cyclical opposition between thousands of confetti and the air blast from fans, Sans gravité (2016) is an installation that questions the ideas of persistence, mobility and vacuity. During the opening, the work is disrupted by being walked on and the play of visitors. They take possession of its substance and scattered, drop out and throw the confetti that fall relentlessly to the ground. Subsequently, without public and under the cold breath of the wind, the generated chaos turns into a new landscape. The cotillion is group-organized and its meeting with fans helps to form a delicate balance scene which is built and built continuously.

FR

En montrant l’opposition permanente et cyclique entre des milliers de confettis et le souffle de ventilateurs, Sans gravité (2016) est une installation qui questionne les idées de persistance, de mobilité et de vacuité. Lors du vernissage, l’oeuvre est bouleversée par les piétinements et le jeu des visiteurs. Ils prennent possession de sa substance, éparpillent, lâchent et jettent les confettis qui retombent inexorablement au sol. Par la suite, sans public et sous le souffle froid du vent, le chaos provoqué laisse place à un nouveau paysage. Le cotillon s’organise en faisant masse et sa rencontre avec les ventilateurs contribue à former une scène à l’équilibre fragile, qui se construit et se déconstruit continuellement.

Sans Gravité at Modulab, Metz 2016


In-situ installation, workshop, Confetti x Fans

Centre Pompidou Metz, France

Sans Gravité est une installation interactive, composée de confettis et de ventilateurs, dont la forme évolue en continue. L’oeuvre vit selon deux cycles distincts, celui du calme et du souffle apporté par les ventilateurs et celui de la turbulence de l’activité humaine.

Lors de cet événement, créé en collaboration avec le Centre Pompidou Metz pour l’exposition Jardin Infini, les visiteurs pouvaient modifier le paysage en déplaçant les confettis et les ventilateurs, mais aussi développer une architecture en construisant des octaèdres. Ces actes sont transitoires, puisqu’une fois l’espace vidé de toute action humaine, le flux d’air de l’installation impose à nouveau son rythme. Le déplacement équilibré entre les confettis et le vent forme alors une osmose qui évoque le temps et son infini.

Sans Gravité devient toxique au Centre Pompidou Metz.

Les polyèdres à huit faces, symbole platonicien de l’air, sont montés et disposés par les participants durant les quatre premières semaines d’ouverture du lieu. L’activité des visiteurs est telle que les confettis commencent à se désagréger et diffusent dans l’air des particules vertes irrespirables. L’atmosphère de Sans Gravité vient d’être modifiée et, par là même, l’œuvre se disperse dans toute la pièce.

Ce paysage verdoyant et ces structures colorées qui se répandent en ruine par l’action des ventilateurs suggéraient déjà la vue d’un site abandonné, mais l’air irrespirable évoque désormais une exoplanète dépeuplée. La décision est prise de fermer l’installation au public mais de la laisser activer les trois semaines restantes. Le résultat de cet accident permet à l’installation d’exprimer totalement son propos en mettant en avant l’arrogance du geste et en faisant de l’œuvre une vanité observable par la vitrine.


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