Benjamin Roi

My visual art works

Night Time: An endless ecstasy

The Girl  1:27 min. in loop / silent (excerpt)

The Glass  1:00 min. in loop / silent

“The video diptych by the French photographer Benjamin Roi conveys the essence of dancing in a nightclub. In the first video we see a young woman totally engrossed in the music, her trance-like state shown in slow motion.
In the second video we see party lights reflected in a cocktail glass. Both videos are soundless and looped; the work uses glittering light to reflect a night-time experience and an endless ecstasy.”

Anna Kruyswijk, from the exhibition’s booklet Dancing Light – Let it move you Huis Marseille, Amsterdam

Black and white print under colorful acrylic glass, 88×65 cm

« Benjamin Roi explore lui aussi ces deux problématiques dans l’installation Night Time : An endless ecstasy. Cette œuvre de 2014 est composée d’un diptyque de vidéos et d’un triptyque de photos. The Glass, vidéo qui nous montre un beau verre à cocktail sous des spots de lumières colorées, se joue aussi des codes esthétiques de la publicité. On retrouve ici cette notion de simulacre, de l’imitation d’un objet idéalisé. L’artiste s’est toujours intéressé à l’idée du photographié, l’image qui doit être donnée ou la transformation qui s’opère quand une personne contrôle son identité de modèle afin de représenter une utopie qu’il faudrait montrer. L’année 2010 marque un tournant dans le travail de Benjamin Roi, puisqu’il utilise pour la première fois un autre médium que la photographie. La vidéo lui apporte une nouvelle manière d’aborder le sujet. Il ne s’agit plus seulement d’interroger le jeu du paraître, mais de questionner la réalité de l’action et du sujet à travers le mouvement. Le rythme de la vidéo devient un élément essentiel qui va se substituer à la narration. Dans la deuxième vidéo, The Girl, nous pouvons voir une jeune femme les yeux fermés, se balancer légèrement au rythme de ce qu’on peut imaginer être une musique. La vidéo est volontairement privée de son, ce qui nous isole de toute immersion et nous permet un certain recul sur l’image donnée. Plongée dans le noir, seule une lumière artificielle éclaire de temps à autre le visage de la fille. Cette danse, prenant la forme d’une transe, est montrée au ralenti. Cette sensation de flottement, cette fluidité poétique, nous ferait presque oublier la qualité de l’image, filmée dans une boîte de nuit avec un smartphone, comme un miroir de la société contemporaine. Inconsciemment, nous reconnaissons ce grain auquel nous sommes habitués quotidiennement, celui des images que nous avons tous sur nos petits écrans et qui rend cette vidéo si intime. Même si cette seconde vidéo hypnotique est, elle aussi, répétitive et en boucle, son rythme est plus lascif que celui de la première. Les couleurs sont plus sombres et plus profondes. Les trois photos en noir et blanc qui accompagnent ce diptyque vidéo sont des clichés du sol rayé de la boîte de nuit, un élément abîmé que l’artiste a maquillé de verre acrylique coloré. L’installation ne renvoie pas qu’aux plaisirs de la fête, elle démasque le visage ostentatoire de nos vies, sa surface lisse et illusoire. »

Maureen Gontier, from the exhibition’s booklet Langoureusement


Dancing Light - Huis Marseille Amsterdam The Netherlands

Dancing Light - Huis Marseille Amsterdam The Netherlands

Dancing Light  Huis Marseille, Amsterdam The Netherlands 2015

Langoureusement Metz, France 2016